Athénée Théâtre Louis-Jouvet  
 

programmation | L'Enfant et les Sortilèges

 
  

  

  

  

  

  

  

 
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Avec :
Thomas Dolié
Kareen Durand
Delphine Galou
Simon Jaunin
Gaële Le Roi
Jean-Louis Meunier
Sandrine Sutter
Katia Velletaz

Piano à quatre mains :
Didier Puntos
Frédéric Jouannais
Flûtes :
José-Daniel Castellon
Violoncelle :
Valérie Dulac
Transcription et préparation musicale :
Didier Puntos
Décors :
Christian Rätz
Costumes :
Patrice Caurier
Lumière :
Christophe Forey
Assistante aux costumes :
Patricia Nail


production : Atelier d’interprétation vocale de l’Opéra national de Lyon, 1989
reprise de production : Angers Nantes Opéra en coproduction avec l'Opéra de Rennes avec le soutien à la diffusion d’Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France)
coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet











 © Vincent Jacques - Angers Nantes Opéra  © Vincent Jacques - Angers Nantes Opéra  © Vincent Jacques - Angers Nantes Opéra  © Vincent Jacques - Angers Nantes Opéra       
L'Enfant et les Sortilèges
de Maurice Ravel
Livret
Colette
Version de
Didier Puntos
Mise en scène
Patrice Caurier
Moshe Leiser

fantaisie lyrique en deux parties
 


 20:00   NOV. 2007   16 | 17 | 19 
 16:00   NOV. 2007   18 
 15:00   NOV. 2007   17 

l'enfant et les sortilèges

Colette la trop sensuelle et Ravel le trop sévère ne se fréquentaient pas, mais ils s’admiraient, avaient le même regard incisif et froid sur leurs contemporains, partageaient un certain goût du scandale, celui d’une femme défiant la domination masculine pour l’une, celui d’un compositeur refusant l’héritage wagnérien pour l’autre. À eux deux, ils incarnent l’esprit des années folles durant lesquelles la gravité de l’Entre-deux-guerres favorisait une boulimie de modernité. Et puis, bien sûr, ils avaient en commun le même attachement à la mère, au paradis perdu des jeunes années, ce qui explique que, sans se rencontrer vraiment, ils trouvèrent la complicité artistique nécessaire pour créer cette oeuvre étrange et inclassable.
La version imaginée par Patrice Caurier et Moshe Leiser, habilement adaptée par le compositeur Didier Puntos, fuit le spectaculaire pour pénétrer dans le monde clos d’une chambre d’enfant, dans l’intimité de l’enfant lui-même. Son cauchemar y ravive ceux de notre enfance, l’émotion y est tangible, l’artifice y devient charnel, la sobriété y laisse apparaître, plus que le merveilleux, la beauté intérieure et mystérieuse des personnages.

durée du spectacle : 50 min sans entracte

Maurice Ravel

Formé par Gabriel Fauré, Maurice Ravel (1875-1937) s’est vite imposé en France et dans le monde par son style original, très moderne, d’un héritage complexe s’étendant de Rameau aux pionniers du jazz. Il fréquenta Chabrier, Satie, Stravinsky… Son oeuvre, parfois incomprise à son époque, est saluée aujourd’hui unanimement pour son lyrisme, sa féérie, la perfection de l’écriture et de l’instrumentation. Sur une commande de
Diaghilev, il crée aux Ballets russes en 1912 Daphnis et Chloé. L’Enfant et les Sortilègesest l’une de ses dernières oeuvres (1925).

Patrice Caurier et Moshe Leiser

En 1983, ils réalisent leur première mise en scène Le Songe d’une nuit d’été (Britten) à l’Opéra de Lyon. En 1984, ils sont à la Comédie-Française pour Rue de la folie-Courteline. Très rapidement, ils sont invités partout dans le monde, on les retrouve aux festivals de Spolete et de Lyon, au Théâtre des Champs-Élysées, au Welsh National Opera ou encore à Genève, Tel Aviv, Charleston, Covent Garden, Lausanne, Lyon, Glasgow… Ils ont récemment mis en scène La Traviata (Verdi), Madame Butterfly (Puccini), Hamlet (Thomas), Lucia di Lammermoor (Donizetti), Eugène Oneguine (Tchaïkovski), L’Aiglon (Honegger / Ibert), La Veuve Joyeuse (Lehar), Le Barbier de Séville (Rossini), La Flûte enchantée (Mozart), Le Turc en Italie (Rossini), Mazeppa (Tchaïkovski), L’Amour des trois Oranges (Prokofiev) et Jenufa (Janáˇcek). Colette la trop sensuelle et Ravel le trop sévère ne se fréquentaientpas, mais ils s’admiraient, avaient le même regardincisif et froid sur leurs contemporains, partageaient un certaingoût du scandale, celui d’une femme défiant la domination masculine pour l’une, celui d’un compositeur refusantl’héritage wagnérien pour l’autre. À eux deux, ils incarnentl’esprit des années folles durant lesquelles la gravité de l’Entre-deux-guerres favorisait une boulimie de modernité. Etpuis, bien sûr, ils avaient en commun le même attachementà la mère, au paradis perdu des jeunes années, ce qui expliqueque, sans se rencontrer vraiment, ils trouvèrent la complicitéartistique nécessaire pour créer cette oeuvre étrangeet inclassable. La version imaginée par Patrice Caurier et Moshe Leiser, habilement adaptée par le compositeur Didier Puntos, fuit le spectaculaire pour pénétrer dans le monde clos d’unechambre d’enfant, dans l’intimité de l’enfant lui-même. Son cauchemar y ravive ceux de notre enfance, l’émotion y est tangible, l’artifice y devient charnel, la sobriété y laisse apparaître, plus que le merveilleux, la beauté intérieure et mystérieuse des personnages.

pour plus d'infos

présentation-analyse de l'oeuvre par Jean-Christophe Henry sur forumopera.com
dossier sur l'oeuvre par Guillaume-Hugues Fernay sur classiquenews.com