Athénée Théâtre Louis-Jouvet  
 

programmation | Cosi fan tutte

 
  

  

  

  

  

  

 
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video spectacle


Opéra avec :
Amaya Dominguez
Mélanie Gardyn
François-Nicolas Geslot
Lionel Peintre
Magali de Prelle
(distribution en cours)
l'Ensemble PhilidOr

Scénographie :
Damien Caille-Perret
Lumière :
Joël Hourbeigt
Costumes :
Patrice Cauchetier
Chorégraphie :
Jean Gaudin

production réalisée grâce au soutien de la Région Centre 

coproduction : Maison de la Culture de Bourges-Scène nationale, Le Volcan-Scène nationale du Havre et l’Ensemble PhilidOr

coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet









logo concert classique



 
          
Cosi fan tutte
Lorenzo Da Ponte
Wolfgang Amadeus Mozart
Direction musicale : François Bazola
Mise en scène : Yves Beaunesne


spectacle en italien

adaptation inspirée de l'effectif instrumental de la Gran Partita pour instruments à vent, KV 361 Ensemble PhilidOr

 

 

 Réserver
 19:00   MARS 2009   31 
 20:00   AVR. 2009   1 | 3 | 4 

cosi fan tutte
Lorenzo Da Ponte et Wolfgang Amadeus Mozart
Yves Beaunesne
François Bazola

cosi fan tutte


“La foi des femmes est comme le phénix d’Arabie, tous en parlent, mais nul ne l’a vu. Et je vous prouverai en quelques heures que vos fiancées ne valent pas plus que les autres, car, que voulez-vous, elles sont toutes comme ça…” Voici, en substance, le pari que lance Don Alfonso à deux jeunes galants transis d’amour… qui seront bientôt glacés d’effroi.
Cosi fan tutte ressemble à son intrigue : c’est une plaisanterie qui tourne au drame. Derrière le badinage se cache un sombre désenchantement, et l’élégante légèreté de l’oeuvre de Mozart et Da Ponte n’occulte pas sa noirceur. Rude école en effet que celle de ces amants, contraints à de douloureux examens : peut-on se donner, peut-on croire en l’autre ? Ou vaut-il mieux, comme le conseille la servante Despina, “traiter l’amour en bagatelle, manger la pomme et ne pas jeter la figue” ? Les deux auteurs libertins fournissent le remède en même temps que le diagnostic : si toutes les femmes sont volages et cupides, tous les hommes inconstants et menteurs, mieux vaut en rire, et s’étourdir de musique pour l’oublier.
Cosi fan tutte, suprême diversion, est présenté ici dans une version de chambre pour treize instruments à vent (la formation utilisée par Mozart dans sa Gran Partita) et basse-continue.

Lorenzo Da Ponte et Wolfgang Amadeus Mozart


Mozart et Da Ponte : l’un est un abbé aux moeurs légères qui a dû fuir Venise pour échapper au scandale. L’autre n’est encore qu’un musicien viennois parmi d’autres à la cour de Joseph II : si on célèbre sa musique instrumentale, ses quinze précédents opéras n’ont obtenu qu’un médiocre succès. Entre 1785 et 1789, Da Ponte et Mozart, artistes précaires de la cour stimulés par un manque d’argent chronique, vont écrire trois chefs-d’oeuvre avec une prodigieuse célérité. Il ne leur faut que six semaines pour achever Les Noces de Figaro. Quant à Don Juan, Da Ponte l’écrit la nuit : il est occupé le matin par un livret pour le compositeur Martini, et le soir il se consacre au grand rival de Mozart, Salieri. C’est Joseph II qui choisit le sujet de Cosi fan tutte. Il mourra sans l’avoir vu, en 1790. Mozart meurt un an plus tard. Privé de la protection impériale, Da Ponte est à nouveau contraint à l’exil. C’est à New York qu’il terminera sa vie.

Yves Beaunesne


Depuis Un mois à la campagne de Tourgueniev, sa première mise en scène en 1995 (présentée en 2000 à l’Athénée, prix Georges Lerminier décerné par le Syndicat de la critique dramatique), Yves Beaunesne, directeur de la Compagnie de la Chose incertaine, a travaillé au Théâtre de la Ville à Paris, au Théâtre national de la Colline, à la Comédie-Française, au TNP de Villeurbanne, au Théâtre national de Belgique, à la Comédie de Genève… Il a mis en scène Wedekind, Gombrowicz, Marivaux, Maeterlinck, Labiche, Tchekhov, John Ford, Claudel, Massenet…Il vient de créer, à l’Opéra de Lille, Rigoletto de Verdi, sous la direction musicale de Roberto Rizzi Brignoli. À l’automne 2008, son spectacle L’Échange de Claudel sera repris au Théâtre de la Colline et il créera Le Canard sauvage de Ibsen qui sera représenté au printemps 2009 au Théâtre des Gémeaux à Sceaux.

François Bazola


Assistant musical de William Christie au sein des Arts Florissants, François Bazola est également chef de choeur de l’ensemble, qu’il a dirigé à plusieurs reprises, explorant le répertoire baroque de Monteverdi à Rameau, de Lully à Purcell. Attaché à la redécouverte et à la mise en valeur des instruments anciens, il est le nouveau directeur artistique de l’Ensemble PhilidOr à qui l’on doit, entre autres, la Gran Partita de Mozart, disque couronné par un Diapason d’or de l’année 2002.