la cour du roi pétaud
Pour que les royaumes d’opérette existent, il a bien fallu des opérettes. Loufoque et joyeuse, tyrannique et inconséquente,
La Cour du roi Pétaud est un modèle du genre. Des courtisans serviles nommés Zéro et Volteface, une princesse ravissante mais bête à pleurer – de rire –, des décisions arbitraires, et des impôts, des impôts, toujours trop… La guerre stupide et indécise que se livrent les rois Pétaud VIII et Alexibus XXIV est le prétexte de toutes les confusions. Pour exécuter des décrets absurdes, les sujets du royaume seront contraints de marcher sur la tête et se retrouveront sens dessus dessous, mis en échec par cette implacable constatation : il n’est, au monde, rien de plus difficile que de parler d’amour… Qui aurait cru trouver tant de fraîcheur dans une pétaudière ?
Compagnie Les Brigands
Depuis 2000, la Compagnie Les Brigands remet sur le devant de la scène des pièces méconnues ou oubliées. Son nom est emprunté à un opéra d’Offenbach, un compositeur dont elle a souvent honoré le répertoire, avec notamment
Geneviève de Brabant,
Le Docteur Ox, et, évidemment,
Les Brigands. Elle a aussi redécouvert des opéras bouffes du début du XXe siècle. En 2005, avec une opérette des Années Folles
- Ta bouche - , la troupe inaugure une trilogie consacrée au parolier Albert Willemetz qui se poursuivra l’année suivante avec la comédie musicale,
Toi c’est moi, et, en 2007,
Arsène Lupin banquier. C’est en 2002 que la Compagnie Les Brigands a été découverte à l’Athénée ; elle y a présenté depuis toutes ses créations, avec un succès considérable.
Clément Philibert Léo Delibes
Clément Philibert Léo Delibes est né en 1836. On connaît son ballet
Coppélia d’après un conte d’Hoffmann, et surtout son opéra orientaliste,
Lakmé… Mais il eut, avant l’air des clochettes et le blanc ja-a-smin, une vie et une oeuvre de compositeur comique, inaugurée avec
Deux sous de charbon ou Le Suicide de bigorneau,
(asphyxie lyrique). Un triomphe, suivi quelques années plus tard par
L’Omelette à la Follembuche, une opérette bouffe sur un livret de Labiche. Une suite de succès populaires, dont
La Cour du roi Pétaud, sera l’apothéose…
Adolphe Jaime
Vaudevilliste et dramaturge, Adolphe Jaime écrivit, seul ou en collaboration, les livrets de nombreuses opérettes :
Le Petit Faust, musique d’Hervé
“le compositeur toqué”, de
V’lan dans l’oeil, ou
La Reine indigo, de Johann Strauss fils…
Philippe Gille
On a oublié sans doute le nom de Philippe Gille, auteur de plus de vingt livrets d’opéras entre 1857 et 1893. Mais on se souvient peut-être de
“l’écho qui riait du rire de Manon”, écrit pour Jules Massenet, et que
“dôme épais, le jasmin à la roses’assemble”, comme il est chanté dans un célèbre duo de
Lakmé.