Athénée Théâtre Louis-Jouvet  
 

programmation | Claus Peymann.../Sik Sik

 
  

  

  

  

  

  

 
Retour à la saison

video spectacle


Claus Peymann... avec :
Carlo Cecchi
et :
Elia Schilton
Sik Sik... avec :
Carlo Cecchi
et :
Roberto De Francesco
Angelica Ippolito
Diego Sepe

Traduction de Claus Peymann... :
Carlo Cecchi
Musique de Sik Sik... :
Sandro Gorli
Décors et costumes :
Titina Maselli
Réalisation des décors et costumes :
Barbara Bessi
Lumières :
Paolo Vinattieri
Assistant à la mise en scène :
Francesco Ferrierit

production : Teatro Stabile delle Marche

coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet







 
          
Claus Peymann.../Sik Sik
Thomas Bernhard
Eduardo  De Filippo
Mise en scène : Carlo Cecchi

 

 Réserver
 20:00   NOV. 2008   5 | 6 | 7 | 8 
 16:00   NOV. 2008   9 

Claus Peymann.../ Sik Sik
Thomas Bernhard
Eduardo De Filippo
Carlo Cecchi

Claus Peymann.../ Sik Sik

Quel est le lien entre les intrigues du grand Burgtheater de Vienne et les ficelles usées d’un théâtre miteux des environs de Naples ? Et que peuvent bien avoir en commun les machinations de la politique culturelle en Autriche et les déboires d’un magicien de seconde zone ? Tout, nous dit Carlo Cecchi. Car ces textes brefs de Thomas Bernhard et d’Eduardo De Filippo parlent d’une même voix: quelle difficulté, affirment-ils, de donner naissance à un spectacle… Et quelle joie sans pareil de parvenir à créer l’illusion et à la maintenir. Peu importe qu’on rêve de monter tout Shakespeare en une soirée ou qu’on s’échine à faire disparaître des colombes…
Légende pétillante du théâtre italien, Carlo Cecchi est de retour à l’Athénée, où il avait déjà présenté Six Personnages en quête d’auteur. Du magicien Sik Sik, il a l’abattage et la faconde inébranlable; de Thomas Bernhard, le regard mordant et désabusé. Avec une magnifique décontraction, il a conçu une soirée qui célèbre le plaisir du théâtre et abolit les frontières entre divertissement et intellect, entre sérieux et bouffonnerie.

Thomas Bernhard

Qu’il s’agisse des trois acteurs Ritter, Dene et Vos ou du comédien Minetti, Thomas Bernhard a toujours placé ses proches au coeur de ses écrits. Ici, c’est au grand metteur en scène Claus Peymann qu’il rend hommage. Malgré leurs conflits, Peymann est toujours resté un fidèle de Bernhard, qu’il a soutenu dès 1971, montant sa première pièce, Une fête pour Boris. En 1988, il lui commande une pièce pour commémorer les cinquante ans de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne. Ce sera Place des héros, charge ultraviolente contre l’hypocrisie autrichienne. Un énorme scandale, le dernier d’une carrière qui en compta beaucoup. Miné par la maladie, Thomas Bernhard est mort trois mois après la première.

Eduardo De Filippo

Rien ne semble indispensable dans son propre passé”, écrivait Eduardo De Filippo. Indiquons cependant qu’il est né en 19oo; enfant de la balle, il débute sur les planches à l’âge de quatre ans. Tout en écrivant ses premières pièces, il est figurant, régisseur, accessoiriste, finalement metteur en scène. En 1931, il fonde sa propre troupe, cultivant le grotesque et l’absurde pour échapper à la censure fasciste. Partisan enthousiaste des formes d’expression populaires, De Filippo a construit un théâtre à Naples, fondé une école de dramaturgie à Florence, s’est attaqué à l’opéra, au cinéma, a vu ses comédies montées dans le monde entier. Peu avant sa mort en 1984, il traduisait La Tempête de Shakespeare en dialecte napolitain…

Carlo Cecchi

Marqué par le théâtre napolitain et le Living Theater, Carlo Cecchi fonde en 1971 Il Granteatro –réponse ironique au Piccolo Teatro de Strehler–, où il met en scène et interprète Brecht, Büchner, Molière, Maïakovski, Pirandello, Beckett, Shakespeare… Avec le Théâtre régional de Toscane, puis avec le Théâtre Niccolini de Florence, ou au Garibaldi à Palerme de 1996 à 2001, enfin au Teatro Stabile delle Marche, il continue d’explorer un vaste répertoire, de la farce dialectale à Harold Pinter. Directeur de troupe, acteur, metteur en scène, il est une institution du théâtre italien.