Athénée Théâtre Louis-Jouvet

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Pass sanitaire

Suite aux annonces du Président de la République du lundi 12 juillet 2021, et conformément au décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, le pass sanitaire doit être mis en place pour tous les rassemblements de 50 personnes ou plus. Il sera donc nécessaire pour accéder à la grande salle et à la salle Christian Bérard de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, tout comme le port du masque constant à l'intérieur du bâtiment.

présentation



l’Athénée
aujourd’hui

Inauguré en 1896 et classé Monument historique, l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet compte parmi les plus belles salles à l'italienne de Paris. Aux richesses architecturales du théâtre s’ajoute un inestimable patrimoine artistique marqué par la figure de Louis Jouvet qui a dirigé le théâtre de 1934 à 1951.

L’Athénée est subventionné par l'Etat depuis 1982. Son projet donner à entendre, dans une salle aux résonances exceptionnelles, de grands textes des répertoires théâtral et lyrique, dans des mises en scène innovantes, parfois insolentes, et des créations contemporaines, toujours dans le souci de les rendre accessibles à un public aussi large que possible. Ses mots d'ordre : qualité littéraire et prééminence du jeu de l'acteur. De nombreux concerts et récitals prennent également place dans cette salle à l’acoustique remarquable.

 
 

Deux grandes campagnes de travaux, en 1996 puis en 2016, ont rendu au théâtre la splendeur de son architecture et de son décor, ainsi qu'un équipement scénique mis en état. La dernière campagne a notamment permis d'agrandir et de moderniser la fosse d’orchestre.


de l’Eden
à l’Athénée

Au commencement était l'Éden-Théâtre, lieu mythique, édifice colossal bâti rue Boudreau au début des années 1880 selon une esthétique naïve de temple hindou, un bazar des mille et une nuits tout à la fois féerique et exotique, « prodige d'originalité, de magnificence et de confortable » selon les termes d'un chroniqueur de l'époque. Lieu fabuleux, impossible théâtre, l'Éden ne dure pas. Une série de métamorphoses et de réaménagements conduisent peu à peu au démantèlement de ce que l'on a surnommé « le gouffre de la rue Boudreau ». Plusieurs fois fermé, transformé, rebaptisé un temps Grand-Théâtre, l'Éden finit par disparaître.

Un autre théâtre pourtant prolonge la généalogie du lieu. À sa manière, en plus petit, en plus intime. L’actuel Athénée, dont la salle est aménagée en 1893 dans l'un des foyers de l'Éden, s'ouvre au public, la même année, sous le nom de Comédie Parisienne.

L'inauguration définitive du lieu sous le nom d'Athénée a lieu en 1896. Année qui figure sur le fronton du théâtre. C'est également en 1896 que s'est produite la dernière grande transformation du bâtiment : le report de la façade de la rue Boudreau sur le square de l'Opéra, qui devient en quelque sorte le premier vestibule du théâtre. Dans l'idée, sans doute, de renforcer par ce nouvel accès retranché de l'agitation urbaine des rues environnantes, l'intimité du lieu théâtral. Environ un siècle après l'aménagement de l'Athénée sur l'emplacement d'un paradis perdu, subsistent encore quelques traces au-dessus de la coupole de la salle : un plafond décoré de motifs indiens, rouges, noirs et bruns, derniers vestiges incongrus et émouvants de l'Éden-Théâtre.

Louis Jouvet : vers le théâtre d'art

Aux richesses architecturales de l'Athénée s'ajoute un inestimable patrimoine artistique : la figure de Louis Jouvet qui dirigea ce théâtre de 1934 à 1951, date de sa mort, a profondément marqué un lieu qui lui rend hommage en portant son nom. Ce grand acteur populaire, chéri du cinéma, était avant tout un homme de théâtre.

De cet art, avant de devenir le metteur en scène et le comédien que l'on sait, Louis Jouvet aura exploré tous les recoins : machiniste, costumier, accessoiriste, peintre et éclairagiste. Rien d'étonnant de la part de celui qui se plaisait à dire que « l'humble connaissance de la pratique est le chemin le plus sûr pour aller à la vérité ». La leçon d'exigence d'une personnalité sans concession, qui aura su défendre tant la création contemporaine (Giraudoux) que la redécouverte des classiques (Molière, Corneille.), et dont l'ombre habite toujours la salle à l'italienne qu'il aima entre toutes. Le rapport intime qu'offre ce type de salle entre la scène et les spectateurs aura influencé sa manière de faire du théâtre. Il créa notamment L'Ecole des femmes avec la complicité de l'artiste plasticien Christian Bérard qui inventa le décor des « murs ouvrants » permettant de représenter à la fois les murs de la maison d'Agnès et le jardin et la place publique où se déroule une bonne partie de l'action.

Dans les années qui suivent la disparition de Louis Jouvet, d'autres grandes personnalités ont investi, l'espace d'un ou plusieurs spectacles, le plateau de l'Athénée : Peter Brook, Jean Vilar, Claude Régy, Matthias Langhoff, et des acteurs comme Pierre Brasseur, Maria Casarès et Jeanne Moreau. Puis, la direction novatrice et éclectique de Pierre Bergé, entre 1977 et 1981, voit l'ouverture, sous les combles de l'Athénée, d'une petite salle baptisée du nom de Christian Bérard et consacrée principalement au théâtre d'essai. Avec les Lundis Musicaux, il donne à entendre les plus belles voix lyriques de notre temps. Plus de 250 soirées prestigieuses pour des récitals de : Ruggero Raimondi, Felicity Lott, Barbara Hendricks, José Van Dam, Jessye Norman, Kiri Te Kanawa, Montserrat Caballe… Côté théâtre il reçoit Antoine Vitez, Jean Marais, Pierre Dux, Delphine Seyrig, Sami Frey.

l’Athénée : théâtre public depuis 1982

En 1982, Pierre Bergé alors directeur de l’Athénée théâtre privé en offre la tutelle au Ministère de la culture et de la communication. Josyane Horville en prend alors la direction. Elle invite alors des compagnies sans lieu fixe : « le rendez-vous des compagnies subventionnées », tel est le slogan. Place aux jeunes metteurs en scène : Daniel Mesguich, Alain Françon, Christian Rist, Brigitte Jaques. Maria de Medeiros y côtoie Philippe Clévenot. un foisonnement théâtral dont on retiendra, entre autres, le fameux Elvire-Jouvet 40.