Théo et Valentin Ceccaldi invitent Bachar Mar-Khalifé, Dafné Kritharas, La Chica & Sofiane Saidi.
Croisant les archets au violon et au violoncelle depuis leur tendre enfance, les frères Théo et Valentin Ceccaldi sont deux véritables aventuriers du son. Leur pratique singulière des instruments à cordes les pousse à sans cesse se réinventer, se mettre en danger et surprendre. Naviguant bien au-delà du jazz, ils évoluent aussi dans les musiques du monde, multipliant les collaborations internationales et les rencontres inattendues.
Leur création spéciale, Into the Strings, est une invitation au voyage, où se mêlent improvisations et croisements de styles : jazz, pop, rap, musiques venues des quatre coins du globe… Une expérience unique, portée par leur curiosité insatiable et leur soif de mêler les voix et les univers.
Production : Compagnie les Bruits de la Rue.
Coproduction : TAP – Scène nationale de Grand Poitiers ; Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale ; Théâtre de Cornouaille, Scène nationale de Quimper ; Scène nationale de l’Essonne.
Avec l’aide du Centre national de la musique, du Fonds SACD / Ministère de la Culture Grandes Formes Théâtre, de la SPEDIDAM et l’aide à la création de la Région Île-de-France.
Avec les soutiens de : Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines ; Les Passerelles, scène de Paris – Vallée de la Marne ; Les Tréteaux de France, Centre Dramatique National ; Les Bords de Scènes – Grand-Orly Seine Bièvre ; La Colline, théâtre national.
La Compagnie Les Bruits de la Rue est soutenue par le ministère de la Culture – Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France.
Production : Arcal, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical
Coproduction : Athénée Théâtre Louis-Jouvet, Opéra de Massy, Le Concert de la Loge
Soutien : Le ministère de la Culture - Drac Île-de-France, Région Île-de-France, Ville de Paris, SPEDIDAM, Centre national de la musique (CNM)
Accueil en résidence Centre des Bords de Marne – Le Perreux, Les Théâtres de Maisons-Alfort
*La SPEDIDAM est un organisme de gestion collective qui œuvre afin de garantir aux artistes-interprètes de toutes catégories les droits qui leur ont été reconnus.
Membre fondateur du quartet en vue AMG, le saxophoniste alto Keïta Janota sera accompagné des musiciens avec lesquels il travaille le répertoire de son futur premier album. Chacun des trois concerts proposera un programme de compostions différentes et unique à la soirée, inspirées de la tradition afro-américaine et d’expérimentations sonores contemporaines.
En collaboration avec le label Komos
Avec le soutien de la Fondation BNP Paribas
Remerciements au Théâtre du Châtelet
Imaginez que vous êtes chez vous, au calme, tout va bien... Imaginez maintenant qu'à travers la fenêtre, vous découvrez qu'une personne vous observe... Il y aurait des raisons de s'inquiéter, n'est-ce pas ? Vous pourriez appeler la police ?... Mais si vous décidiez de continuer à vivre, comme si cela était tout à fait normal ?
Là Personne est un spectacle allégorique qui révèle les mécanismes de l'emprise. Auteur, metteur en scène et comédien, Geoffrey Rouge-Carrassat offre avec ce monologue une expérience étonnante, captivante et énigmatique.
Voilà 100 ans que La Revue nègre défrayait la chronique musicale et chorégraphique parisienne. 50 ans après sa disparition, Joséphine Baker a laissé une empreinte étonnante dans le monde de la création, que ce soit au plan scénique, plastique que musical. Cette empreinte mérite d’être interrogée, car elle atteste d’un enjeu autant esthétique que politique qui est encore trop rarement mis en lumière tant la recherche historique et sociologique s’attache à l’aventure humaine qui a été la sienne et peu au geste artistique et à la résistance qu’il contient.
Figure emblématique de l’éroticolonie, « Vénus noire » fantasmée à l’image de Saartjie Baartman au XIXe siècle et devenue finalement icône de la modernité, Joséphine Baker a cristallisé la fascination du regard occidental pour le corps noir comme à son tour Lisette Malidor, puis Grace Jones et aujourd’hui Aya Nakamura. Mais son geste artistique, au music-hall et au cinéma, a été plus subversif qu’on le croit souvent. Envisager le geste jazz de Joséphine Baker c’est analyser le marronnage qui le caractérise et son devenir. C’est aussi étudier la signature singulière d’une artiste qui, performeuse avant l’heure, a créé une œuvre improbable.
Nous nous intéresserons à la trace que Joséphine Baker a laissé dans l'histoire des arts de la scène et du jazz et comment elle constitue aujourd'hui une figure inspirante pour de nombreux et nombreuses artistes d’Afrique et des diasporas dans le champ tant théâtral, musical, littéraire que plastique.
Le programme complet sera communiqué quelques semaines avant le début de la rencontre.
Réuni autour de la saxophoniste Ornella Noulet et de leur passion commune pour la musique de John Coltrane, ce quartet bruxellois porte le nom d’Ola Tunji, ce percussionniste africain de New York qui marqua la New Thing des années 1960. Lauréats en 2025 des tremplins des festivals de jazz d’Avignon et de Gand, le quartet présente le répertoire de son premier EP, salué par la critique, ainsi que des extraits d’un futur album à paraître en 2026 sur le label belge WERF.
Next, en français « au suivant », est aujourd'hui utilisé dans le langage courant pour « dégager sans sommation » une personne de sa vie affective. Next fait jouer la concurrence et la consommation dans les relations interpersonnelles.
Considérant sa vie intime comme un cas d'école du capitalisme émotionnel, scopique et sexuel, Anne Laure s’attèle à repousser les limites de la traditionnelle scène des explications. Dans cette performance, elle enjoint celui qui la quitte à répondre à une question qui en contient plusieurs centaines d’autres : Pourquoi ? Elle interroge moins l’amant en personne que toutes les forces qui ont agi sur lui pour liquider leur amour.
Elle monte la vitesse de son tapis de course à environ 9 km/h et déploie pendant plus d’une heure à court de souffle le résultat argumenté de sa recherche sur l’influence du néolibéralisme, du patriarcat et de la sexualisation généralisée de l’économie sur sa propre vie. Cet exercice de vérité physique révèle son patient, puissant et brûlant désir pour un amour transformateur, libéré des logiques de marché.
« Quand j’étais jeune, je pensais que les grandes déclarations d’amour du répertoire me concernaient.
L’hétérosexualité des personnages ne me semblait pas faire obstacle au processus d’identification à l’œuvre dans les grands élans amoureux de Roméo et Juliette, de Phèdre ou de Tristan et Isolde. Cette tradition a pourtant exclu de ses représentations les amours queers, alors même que les plus grands admirateurs du genre sont des personnes LGBTQIA+ : Proust admirant la « Berma », Louis II de Bavière admirant le romantisme Wagnérien.
Cette tirade amoureuse pendant laquelle Louis He dit son amour à John reprend les codes d’un lyrisme excessif et débordant pour le mettre au service d’une nouvelle dramaturgie queer. Avec elle, je m’incruste dans une tradition qui m’a tenu à l’écart. Prise de parole n’ayant rien de tragique, ne prévenant aucune mise à mort, ne rendant compte d’aucun désir contrarié, cette déclaration d’amour d’un homme à un autre homme n’est rien d’autre qu’une déclaration d’amour d’un homme à un autre homme. »
Nicolas Barry.
Pour la première fois au théâtre de l’Athénée, Steve Hogarth, la voix mythique de Marillion, se produira en solo pour un concert où chaque note et chaque mot résonneront avec une intensité rare. Loin des arrangements sophistiqués du groupe, ces performances acoustiques révèlent l’essence même de ses chansons préférées, réduites à leur plus simple expression.
Au programme : des interprétations minimalistes de son vaste répertoire avec Marillion, mais aussi des reprises d’artistes aussi variés que Leonard Cohen, ABBA, The Beatles, David Bowie, Kate Bush, Radiohead, et bien d’autres. Chaque concert est une surprise, une conversation musicale avec le public, où les demandes et les échanges spontanés sont les bienvenus.
C’est libérateur de s’échapper parfois de la rigueur de la musique très « programmée » de Marillion. Travailler seul offre une chance d’intimité, de tendresse et de spontanéité… une performance plus volatile et influencée par le public. Steve Hogarth
Ce trio parisien mêle jazz, folk, et musique de chambre, entre chansons hybrides, berceuses sous-marines et groove exaltant. Une musique acoustique tantôt éthérée, tantôt survoltée où la maîtrise inouïe des flûtes par Christelle Raquillet enchante.
Avec le soutien du ministère de la Culture, de la commission Nationale Française pour l'UNESCO et de la Fondation Orange
Après avoir joué à guichet fermé à Paris pour leur grand retour sur scène, Amber Run seront de retour dans la capitale pour un concert intimiste et acoustique à l’Athénée le 8 mars 2026.
Composé du chanteur/guitariste Joe Keogh, du bassiste Tomas Sperring et du claviériste Henry Wyeth, le groupe connaît le succès dès leur premier album '5AM' sorti en 2014, grâce à leur écriture profondément émouvante. Suivent les albums For a moment, I was lost, Philophobia et How To Be Human composés de chansons aussi déchirantes que pleines d’espoir, aux dialogues à cœur ouvert n'hésitant pas à aborder des sujets difficiles. Leur single I Found sorti en 2014, qui cumule aujourd’hui près d’un demi-milliard de streams, ne cesse de succister un intérêt constament renouvelé, aujourd'hui grâce à Tiktok.
En 2025, Amber Run sort de nouvelles versions de I Found et 5am, notamment en collaboration avec Freya Ridings et Billianne, célébrant ainsi l'importance de leur musique pour des millions de personnes à travers le monde.
Production la co[opéra]tive : Les 2 Scènes, Scène nationale de Besançon ; Théâtre Impérial – Opéra de Compiègne ; Théâtre de Cornouaille, Scène nationale de Quimper ; Opéra de Rennes ; Théâtre-Sénart, Scène Nationale ; Atelier Lyrique de Tourcoing.
Coproduction Angers Nantes Opéra ; Le Bateau Feu, Scène Nationale de Dunkerque ; Festival de Saint-Céré.
Dans un programme animée par la volonté de redéfinir les frontières entre les genres, Alice Coote et Julius Drake réalisent un mélange inédit des chansons les plus emblématiques de la musique « classique » et « populaire », de J.-S. Bach à Jacques Brel, de Henry Purcell à David Bowie, et de Gustav Mahler à Joni Mitchell.
Programme Chemins dans la nuit
Fanny Hensel
Nachtwanderer ; Schwanenlied
Franz Schubert
Extraits de Schwanengesang ; Ständchen ; Heidenröslein
Clara Schumann
Extraits de Sechs Lieder op. 13 ; Ich stand in dunklen Träumen ; Die Lorelei
Robert Schumann
Vogel als Prophet
Alexander von Zemlinsky
Schlummerlied ; Elfenlied
Richard Strauss
Die Nacht ; Leises Lied ; Meinem Kinde ; Das Rosenband
Claude Debussy
La Belle au bois dormant
Wally Karveno
La Robe de lune
Francis Poulenc
La Courte Paille
Maurice Ravel
Jeux d’eau
Jeanne Bernard
Trois chansons de Bilitis
Sons of Jumira est un jeune trio d’Amsterdam soutenu par le festival et label Super-Sonic Jazz et dont le premier EP sortira quelques semaines avant ce concert. Héritiers de la Great Black Music, leur jazz intègre toutes les couleurs des traditions afro-descendantes et donne la primeur à l’improvisation.
FRANCIS POULENC
Le Bestiaire FP 15 (1919), poèmes de Guillaume Apollinaire
Le Dromadaire
La Chèvre du Tibet
La Sauterelle
Le Dauphin
L’Écrevisse
La Carpe
GABRIEL FAURÉ
La Bonne Chanson op. 61 (1894), poèmes de Paul Verlain
Une sainte en son auréole
Puisque l'aube grandit
La lune blanche luit dans les bois
J'allais par des chemins perfides
J'ai presque peur, en vérité
Avant que tu ne t'en ailles
Donc, ce sera par un clair jour d'été
N'est-ce pas ?
L'hiver a cessé
Pause
ARNOLD SCHÖNBERG
Quatre Mélodies op. 2 (1899)
Erwartung (poème de Richard Dehmel)
Schenk mir deinen goldenen Kamm (poème de Richard Dehmel)
Erhebung (poème de Richard Dehmel)
Waldsonne (poème de Johannes Schlaf)
GUSTAV MAHLER
Cinq Mélodies sur des textes de Friedrich Rückert (1901–1902)
Blicke mir nicht in die Lieder !
Ich atmet' einen linden
Duft Liebst du um Schönheit
Um Mitternacht
Ich bin der Welt abhanden gekommen
Conseillé à partir de 14 ans
Dix jeunes dans un théâtre abandonné. Dehors, le chaos, mais dedans, un pacte : raconter des histoires, pour se souvenir que la vie continue ; comme autrefois Giovanni Boccaccio qui écrivit Le Décaméron pour conjurer la peste et la peur.
Dans ce huis-clos, peu importent les moyens : seule compte l’urgence de créer. Chef-d’œuvre du Moyen-âge, Le Décaméron fut le premier grand best-seller populaire, un tourbillon d’histoires grivoises, romanesques, cruelles ou burlesques, un théâtre du monde où se croisent princes et pirates, ruses et désirs, illusions et vérités.
Mais ici, pas de reconstitution : juste dix corps pour tout incarner. Car cette création bouscule les codes de l’opéra. Pas d’orchestre, pas de hiérarchie entre les disciplines : tout d’abord une fête théâtrale, abolissant les frontières entre le chant, la parole et le jeu. Matteo Franceschini et Caroline Leboutte impulsent à leur sujet une énergie de troupe, rythmée par une partition organique qui efface les frontières entre les styles.
Raconter des histoires, c’est déjà résister ; et se retrouver, c’est déjà choisir l’espoir. Le Décaméron ne juge pas, ne tranche pas. Il provoque, amuse, dérange parfois ; il célèbre ce qui nous lie, et défie ce qui nous divise. Et il nous rappelle surtout une chose essentielle : au cœur de la tourmente, c’est bien du collectif que provient le salut.
Et si grandir, c’était avant tout apprendre à être libre ?
Il était une fois Pinocchio. Sculpté dans un morceau de bois, le pantin prend vie sous les yeux ébahis de son créateur, un pauvre charpentier qui vit seul et s’ennuie. Mais ce fils ne ressemble à aucun autre : il est impoli, crédule, et surtout, il rêve d’une vie sans contraintes. Entre l’école qu’il fuit et les tentations d'un monde aux mille promesses, Pinocchio s'égare. De mensonges en métamorphoses, il devra affronter les jugements, la solitude et ses propres désirs pour découvrir ce que signifie réellement « devenir humain ».
Pour sa cinquième année, le projet de transmission artistique et culturelle Au cœur de l’Athénée s’empare de cette histoire, monument de notre socle collectif. En s’appuyant sur l’adaptation contemporaine de Joël Pommerat, la metteuse en scène Mara Bijeljac, avec l’orchestre des Frivolités Parisiennes, accompagnent les participants dans la transformation de ce conte initiatique en une fable sociale, explorant les thèmes de la renaissance et de l'émancipation.
Un projet mené de septembre 2025 à juin 2026 qui donnera lieu à une restitution à découvrir le vendredi 19 juin sur la scène de l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet.
Le projet Au Cœur de l’Athénée réunit les écoles Pauliac (Paris 9) et Dorléac (Paris 18), les adultes du club senior de la Tour des Dames, de l'association Toute Autre Chose et du Centre d'accueil de jour Geneviève Laroque accompagnées par les bénévoles de la Fondation Claude Pompidou, qui participent ensemble à des ateliers de chant, théâtre et danse pour créer cette comédie musicale originale. Les groupes ont également bénéficié de rencontres avec les artistes, visites du théâtre, et ont assisté à certains spectacles de la saison.
Ce projet intergénérationnel de transmission culturelle est à la fois l’occasion de se découvrir soi-même, en s’épanouissant vocalement et corporellement, et d’apprendre à découvrir l’autre, d’accueillir la diversité en travaillant ensemble tout en (re)découvrant les coulisses d’un théâtre.