11 > 19 mai 2018 réserver
grande salle • 1h
texte et mise en scène Karim Bel Kacem
direction musicale Alain Franco
avec l' Ensemble Ictus


avec Fahmi Guerbâa
avec la complicité de Lyna Khoudri, Fahmi Guerbâa, Fatima Mhaireg, Mouna Ajig, Idir Chender, Dali Benssalah, Nabil Drissi, Ziad Boudhib, Idir Mehrez, Azedine Kasri
avec Karim Bel Kacem, Alain Franco

scénographie et lumière Jonathan O’Hear
dramaturgie Corentin Rostollan
collaboration artistique Maud Blandel
vidéo Benjamin Cohenca
son Clive Jenkins, Lug Lebel, François Thuillard
pyrotechnie Joran Hegi

production : Think Tank Théâtre I coproduction : Saint-Gervais Genève Le Théâtre, la Maison de la Culture d'Amiens – Pôle européen de création et de production I avec le soutien de la Fondation Leenaards, la Loterie Romande, la Fondation Nestlé pour l'Art, et le Département de la culture et du sport – Ville de Genève I en collaboration avec l'Ensemble Ictus I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Sous la forme d'un poème scénique, 23 rue Couperin répond à la nécessité personnelle et politique d'approfondir l'introspection d'une banlieue-type comme seule la France a réussi à en produire.

"Outre le fait de porter le nom d’un habitat de pigeon, l’autre particularité de mon quartier d’enfance était que tous les bâtiments portaient celui d'un compositeur de musique”, écrit Karim Bel Kacem.

Ce point d’ancrage devient le point de départ d’une “épopée musicale, politique et visuelle; un projet d'archéologie introspective”. L’auteur et metteur en scène a grandi dans le quartier du Pigeonnier, à Amiens-Nord, dans la barre dite Couperin, entre d’autre barres nommées Mozart, Gounod et Ravel.

Anticipant la destruction de trois de ces immeubles en 2019, Bel Kacem se penche sur la vie de ces quartiers, leur passé, leur devenir, et prenant de la hauteur, épouse le point de vue des oiseaux, ceux de la Conférence du poète persan Attar, ceux d’Aristophane, ou les Uccellacci i uccellini de Pasolini. Avec le compositeur Alain Franco, il tisse le canevas d’un “opéra des cités”, pour “à coups de dynamite, ouvrir la cage aux oiseaux - et libérer la parole retenue.”

À l'occasion de la création du spectacle au théâtre St-Gervais à Genève, découvrez les interviews de Karim Bel Kacem dans le « 12:45 »« Vertigo »« Le Journal du matin », et sur leprogramme.ch, ainsi que la page RTS consacrée au spectacle.

 
dates et horaires des représentations
autour du spectacle :
dialogues : rencontre à l'issue du spectacle
avec Karim Bel Kacem et l'équipe du spectacle au foyer-bar à l'issue de la représentation
mardi 15 mai 2018 >  entrée libre
 
on en parle...
"Le jeune metteur en scène et comédien français nous plonge dans les HLM de son enfance avec 23 rue Couperin. Âpre et visuellement stupéfiant. On est bluffé par l’explosion architecturale qui fait écho à la violence urbaine ici décrite par Bel Kacem. Passé par une école de design (la Head genevoise), il la restitue sur scène avec une rare maîtrise de l’espace. Alors, oui, Karim Bel Kacem possède un vrai talent qui nous plonge dans ce brasier ardent. Et fait entrer dans le répertoire du théâtre un sujet largement traité au cinéma, qu’il aborde comme par le viseur d’une caméra. Le travail est stupéfiant." critique parue à la création du spectacle en mai 2017 à Genève - Le Courrier -
"La banlieue, version sons et lumières. C’est d’abord de cette manière que l’on entre dans Le Pigeonnier, cette cité d’Amiens où a vécu jusqu’à ses 17 ans Karim Bel Kacem, plasticien et metteur en scène. [...] sur fond de rumeurs évoquant les soulèvements de 2005 et les affrontements de 2012, des fumigènes et pétards embrasent le décor constitué de cages à lapin. Cris, sirènes et sommation. Feu, fumée et destruction. Ce début de 23 rue Couperin, raconte bien l’impasse de ces espaces conçus pour héberger en masse les travailleurs de l’immigration sans trop se soucier de leur respiration. La suite, qui relève du documentaire, puis de la composition musicale et enfin du jeu dresse un portrait pluriel du lieu [...] la musique et le comédien prêtent ensuite un corps et une âme forte au projet. [...] Tout simplement éloquent." critique parue à la création du spectacle en mai 2017 à Genève - Le Temps -