15 > 19 mai 2018 réserver
grande salle • 1h
texte et mise en scène Karim Bel Kacem
direction musicale Alain Franco
avec l' Ensemble Ictus


avec Fahmi Guerbâa, Karim Bel Kacem
avec les musiciens Alain Franco, Aurélie Entringer, Serge Vuille, Flavio Virzi, Michael Schmid

scénographie et lumière Jonathan O’Hear
dramaturgie Corentin Rostollan
collaboration artistique Maud Blandel
vidéo Benjamin Cohenca
son Clive Jenkins, Lug Lebel, François Thuillard
pyrotechnie Joran Hegi
éleveur d'oiseaux Tristan Plot
avec la complicité de Lyna Khoudri, Fahmi Guerbâa, Fatima Mhaireg, Mouna Ajig, Idir Chender, Dali Benssalah, Nabil Drissi, Ziad Boudhib, Idir Mehrez, Azedine Kasri

production : Think Tank Théâtre I coproduction : Saint-Gervais Genève Le Théâtre, la Maison de la Culture d'Amiens – Pôle européen de création et de production I avec le soutien de la Fondation Leenaards, la Loterie Romande, la Fondation Nestlé pour l'Art, la Corodis et le Département de la culture et du sport – Ville de Genève I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
"Sous la forme d'un poème scénique, 23 rue Couperin répond à la nécessité personnelle et politique d'approfondir l'introspection d'une banlieue-type comme seule la France a réussi à en produire." Karim Bel Kacem

"Outre le fait de porter le nom d’un habitat de pigeon, l’autre particularité de mon quartier d’enfance était que tous les bâtiments portaient celui d'un compositeur de musique”, écrit Karim Bel Kacem.

Ce point d’ancrage devient le point de départ d’une "épopée musicale, politique et visuelle; un projet d'archéologie introspective". L’auteur et metteur en scène a grandi dans le quartier du Pigeonnier, à Amiens-Nord, dans la barre dite Couperin, entre d’autre barres nommées Mozart, Gounod et Ravel.

Anticipant la destruction de trois de ces immeubles en 2019, Bel Kacem se penche sur la vie de ces quartiers, leur passé, leur devenir, et prenant de la hauteur, épouse le point de vue des oiseaux, ceux de la Conférence du poète persan Attar, ceux d’Aristophane, ou les Uccellacci i uccellini de Pasolini. Avec le compositeur Alain Franco, il tisse le canevas d’un "opéra des cités", pour "à coups de dynamite, ouvrir la cage aux oiseaux - et libérer la parole retenue."


rencontre-débat "architecture et banlieue"

La production actuelle de l'urbain, marquée par des politiques de ségrégation sociale et spatiale, par des stratégies d'exclusion, rendent les villes de plus en plus inhospitalières. Comment y remédier ? Comment penser la cité et construire différement ?
Karim Bel Kacem, Patrick Bouchain - architecte et scénographe et Antoine Nochy - co-auteur de L’Impensé de la ville, débattront autour de ces enjeux à la fois politiques, philosophiques et humanistes.
en savoir plus sur la rencontre
lundi 9 avril à 19h I entrée libre sur réservation ici

 
dates et horaires des représentations
autour du spectacle :
dialogues : rencontre avec Karim Bel Kacem
et l'équipe artistique en grande salle à l'issue de la représentation
mercredi 16 mai 2018 >  entrée libre
 
on en parle...
"Le jeune metteur en scène et comédien français nous plonge dans les HLM de son enfance avec 23 rue Couperin. Âpre et visuellement stupéfiant. On est bluffé par l’explosion architecturale qui fait écho à la violence urbaine ici décrite par Bel Kacem. Passé par une école de design (la Head genevoise), il la restitue sur scène avec une rare maîtrise de l’espace. Alors, oui, Karim Bel Kacem possède un vrai talent qui nous plonge dans ce brasier ardent. Et fait entrer dans le répertoire du théâtre un sujet largement traité au cinéma, qu’il aborde comme par le viseur d’une caméra. Le travail est stupéfiant." critique parue à la création du spectacle en mai 2017 à Genève - Le Courrier -
"La banlieue, version sons et lumières. C’est d’abord de cette manière que l’on entre dans Le Pigeonnier, cette cité d’Amiens où a vécu jusqu’à ses 17 ans Karim Bel Kacem, plasticien et metteur en scène. [...] sur fond de rumeurs évoquant les soulèvements de 2005 et les affrontements de 2012, des fumigènes et pétards embrasent le décor constitué de cages à lapin. Cris, sirènes et sommation. Feu, fumée et destruction. Ce début de 23 rue Couperin, raconte bien l’impasse de ces espaces conçus pour héberger en masse les travailleurs de l’immigration sans trop se soucier de leur respiration. La suite, qui relève du documentaire, puis de la composition musicale et enfin du jeu dresse un portrait pluriel du lieu [...] la musique et le comédien prêtent ensuite un corps et une âme forte au projet. [...] Tout simplement éloquent." critique parue à la création du spectacle en mai 2017 à Genève - Le Temps -
"Poème scénique, visuel et musical, 23 rue Couperin nous propose une représentation saisissante de la banlieue. [...] Beauté inédite de ce spectacle qui réussit à croiser des pigeons et l'un des meilleurs ensembles de musique contemporaine sur une même scène." - Transfuge -
"Ce spectacle de Karim Bel Kacem recèle une force invocatoire, capable de ressusciter l’âme ectoplasmique d’un quartier condamné." - Théâtral Magazine -
"Un théâtre total, tout autant documentaire que surréel : 23 rue Couperin de Karim Bel Kacem dit la banlieue, celle d'une ville moyenne française. [...] Un sentiment passe. Un sentiment qui prend forme au-delà de la compassion ou de l'incompréhension. C'est l'utopie du théâtre sur la vie." - Froggy's delight -
"Évoquant le "pigeonnier" de son enfance, Karim Bel Kacem fait vibrer le cœur des HLM entre lyrisme, réalité crue et beauté fantasmée. Un moment de théâtre musical déroutant sur la fatale tragédie d’un monde au bord de l’explosion." - L'Œil d'Olivier -